Haïti : plus de 5 700 morts et blessés signalés depuis le début de l'année
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains dénonce l'emprise des gangs et l'exploitation de la faiblesse de l'État par des individus puissants.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains, Volker Türk, a dénombré plus de 5 700 morts et blessés en Haïti depuis le 1er janvier. Il a également recensé près de 250 enlèvements et plus d'un millier de viols de femmes et de jeunes filles.
Volker Türk a précisé que ces statistiques sont probablement sous-estimées. Il a dénoncé l'action d'individus puissants qui utilisent la faiblesse des institutions de l'État et les griefs de la population pour servir leurs propres intérêts.
Ces acteurs disposent de stratégies et de moyens considérables. Le Haut-Commissaire a appelé à étendre les sanctions à toutes les personnes qui tirent les ficelles des réseaux criminels dans l'ombre.
Les gangs criminels surarmés maintiennent un climat de terreur, particulièrement dans les rues de Port-au-Prince, en raison de l'absence d'une structure étatique efficace.
La Force de répression des gangs (FRG) a été lancée en avril pour répondre à l'aggravation de l'insécurité. Les pays participant à cette force incluent le Salvador, le Guatemala, la Jamaïque, la Mongolie, le Tchad et le Sri Lanka.
Les grandes puissances ne se sont pas investies dans cette mission de répression.
Key facts
- Plus de 5 700 morts et blessés enregistrés depuis le 1er janvier.
- Plus de 1 000 cas de viols de femmes et de jeunes filles signalés.
- La Force de répression des gangs est composée de pays comme le Salvador, le Guatemala et la Jamaïque.
- Volker Türk demande l'élargissement des sanctions contre les commanditaires des réseaux criminels.
Three perspectives
Neutral
Le bilan humain continue de s'alourdir alors que la Force de répression des gangs tente de stabiliser le pays. L'application des sanctions demandées par l'ONU sera un indicateur de la lutte contre les réseaux criminels.
Positive
L'élargissement des sanctions pourrait cibler les véritables responsables financiers des gangs. La mobilisation de pays comme la Jamaïque ou le Salvador montre une volonté de coopération régionale.
Negative
L'absence d'implication des grandes puissances laisse la gestion de la crise aux pays les plus démunis. Les chiffres de la violence sont probablement bien plus élevés que les statistiques officielles.
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